Oct 15-16 : Ligue péruvienne de lutte contre le cancer

Les gènes jouent un rôle dans la forte incidence du cancer gastrique au Costa Rica

via nacion.com

En inspectant les gènes des costaricains, et plus particulièrement ceux d’une bactérie qui se loge dans leurs l’estomacs, le chirurgien digestif Sergio Con-Chin qui travaille au centre des maladies de l’appareil digestif ( San José – Costa Rica ) cherche à savoir pourquoi le cancer gastrique menace éminemment les habitants de ce pays : chaque année plus de 800 personnes sont diagnostiquées de ce mal et plus de 500 en meurent.

ESD: Dissection Endoscopique Sous-muqueuse

La résection endoscopique des muqueuses (REM) du cancer de l’estomac, avec un risque négligeable de métastase ganglionnaire , est une intervention banale au Japon qui s’est progressivement fait accepter et ai régulièrement pratiquée dans les pays de l’Ouest.

La REM est une intervention chirurgicale peu invasive qui est sûre, pratique et efficace ; cependant, elle est insuffisante lorsque l’on traite de larges lésions. Les recherches indiquent que les difficultés à estimer correctement la profondeur de la propagation de la tumeur entraîne une augmentation de la réapparition de la maladie avec une REM standard lorsque les lésions sont supérieures à 15mm de diamètre. Un facteur majeur contribuant à cette augmentation de la réapparition de l’affection touche aux limites techniques de l’intervention standard.

Une nouvelle amélioration des techniques endoscopiques est de disséquer directement le long des sous-muqueuses- une procédureappelée dissection endoscopique sous-muqueuses ( DES ). Cela permet la résection en bloc des lésions plus larges. La DES ne se résume pas nécessairement à la taille de la lésion et est prescrite afin de remplacer des opérations chirurgicales conventionnelles qui traitent certains stades du cancer de l’estomac.

Cependant, elle continue d’avoir un taux de complication plus élevé que la REM standard, et elle nécessite de hauts niveaux d’expérience et d’habileté endoscopiques. Les techniques endoscopiques, les indications, les évaluations pathologiques, et les méthodes de résection endoscopique de l’EGC ont besoin d’être établi pour apporter un traitement approprié et collecter des données de résultats à long-terme.

23 février 2007
Dr Takuji Gotoda
Centre Hospitalier National de Cancérologie
Division d’endoscopieTokyo, Japon

Q :Quels traitements existe-t’il au Japon ou au Pérou en dehors de la chimiothérapie pour le cancer gastrique de stades 3 et 4 ?

QUESTION de Los Angeles, USA

Concernant le centre hospitalier national de cancérologie de Tokyo, ils essaient toujours de recourir à la chirurgie lorsque cela est possible.
Seuls les patients au stade 4 sont traités au cas par cas. Cependant, même s’il s’agit  de cas au stade 4 de la maladie, les Japonais vérifient la présence d’une propagation péritonéale de la tumeur à travers un lavage péritonéal par laparoscopie.  Si l’examen s’avère être négatif, le patient pourra être préparé pour la chirurgie. Mais quoi qu’il en soit il recevra de la chimiothérapie.

Malheureusement  j’ignore le traitement utilisé au Pérou, mais il se rapproche probablement des directives américaines.

J’espère que cela a pu répondre à votre question.

Q. Qu’est ce que la classification des tumeurs ?

QUESTION du Lima, Pérou.

Introduction

Cette classification décrit le degré d’extension ou la gravité du cancer d’un individu.

La classification va aider les médecins à établir un traitement. De plus, le stade d’un cancer peut être utilisé pour estimer un pronostique (quant à l’espérance de vie de la personne). Ainsi, plus le stade du patient est correctement diagnostiqué, meilleures sont les mesures prises contre sa maladie.

Le système de classification des tumeurs existe depuis 1943 (Pierre Denoix – la France) et continue de se développer grâce aux recherches scientifiques.

De nos jours, la classification internationale des tumeurs malignes (Système TNM) est basée sur l’extension de la tumeur (T), la propagation des ganglions lymphatiques (N), et l’existence ou non d’une progression de la tumeur à distance (métastase – M).

En bref, si un patient au stade 1 (On utilise généralement les chiffres romains pour représenter les différents stades, excepté le 0) se rend dans un hôpital non spécialisé qui ne possède pas les moyens adéquats pour permettre une classification standard (par exemple, un manque de haute résolution pour une tomographie axiale calculée par ordinateur), il pourrait être diagnostiqué comme étant au stade 0 (signifiant qu’il n’a pas de cancer) et renvoyé chez lui car aucune lésion n’aurait été trouvée. A la suite de cela, quelque soit le moment où l’on diagnostiquerait un cancer à ce patient, non seulement il pourrait être trop tard mais son espérance de vie pourrait avoir diminuée de façon dramatique.

Le système TNM

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Afin de vous montrer un exemple nous allons maintenant décrire la classification d’un cancer gastrique.
Il semble judicieux de commencer avec quelques références anatomiques de l’estomac. L’image montre les 4 couches de la paroi gastrique :

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– La Muqueuse (M) : surface interne

– La sous-muqueuse (SM) : couche se trouvant en dessous de M, riche en sang et vaisseaux lymphatiques

– La musculeuse (MP) : Responsable des mouvements de l’estomac

-La séreuse : surface externe, fine membrane qui recouvre la totalité de l’organe


Extension de la tumeur (T)

T0 : pas de signe de tumeur primitive

Tis: (carcinome in situ) tumeur intra-épithéliale sans invasion de la muqueuse

T1 : Tumeur allant jusqu’à envahir la sous-muqueuse

T2 : Tumeur allant jusqu’à envahir la musculeuse

T3 : tumeur atteignant la séreuse sans la dépasser

T4: tumeur largement étendue, dépassant la séreuse.

TX : renseignements insuffisants pour classer la tumeur.

Propagation des ganglions lymphatiques / Adénopathies régionales (N)

N0: aucun signe de métastase dans les ganglions lymphatiques régionaux

N1: présence de métastase pour 1 à 6 ganglions lymphatiques régionaux

N2: présence de métastase pour 7 à 15 ganglions lymphatiques régionaux.

N3: présence de métastase pour plus de 15 ganglions lymphatiques régionaux.

NX: Renseignements insuffisants pour classer les ganglions lymphatiques régionaux

Métastase à distance (M)

M0: Aucune présence de métastases à distance

M1: Présence de métastases à distance

MX: Renseignements insuffisants pour classer les métastases à distance

Pronostique

L’espérance de vie dépend de facteurs aussi multiples que variés, des caractéristiques du patient en passant par le progrès médical (les médicaments, les techniques chirurgicales ou d’imagerie, etc.). De ce fait, les pronostiques changent constamment. Évidemment, des maladies préexistantes comme le diabète et l’hypertension ont une influence négative sur ces calculs. C’est pourquoi il est très important de les surveiller attentivement.

Dans ce tableau, nous pouvons voir le nombre incroyable de traitements japonais contre le cancer de l’estomac (ESD, dissection ganglionnaire, ect  )
Les japonais ont eu le taux de mortalité du cancer de l’estomac le plus élevé du monde jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale. Ceci les choqua, et malgré des ressources financières extrêmement limitées, à cause de la reconstruction d’après-guerre, ils ont pu mettre en place un programme de dépistage national de masse du cancer gastrique. Pour les pays développés occidentaux, comme la Grande-Bretagne, ce programme est bien trop cher pour qu’ils puissent se le permettre.

Si nous comparons cela avec la ville péruvienne de Trujillo, actuellement en plein essor bien qu’il ne s’agisse pas du Lima, la capitale, (et qui n’a cependant pas souffert d’une reconstruction d’après-guerre), les médecins peuvent offrir un pronostique relativement bon à leurs patients. Cependant, cela pourrait être différent avec la mise en place d’un  programme de dépistage du cancer.

La consommation de calcium influencerait le risque de cancer digestif.

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Arch Intern Med Feb 2009
169: 391-401
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Selon une étude menée par l’institut national de la santé aux Etats- Unis, la consommation quotidienne de calcium réduirait le risque de cancer colorectal et autres cancers digestifs. En effet, les hommes et les femmes avec le taux de calcium le plus élevé ont indubitablement contracté moins de cancers gastro-intestinaux que les personnes qui avaient le taux le plus faible…
Les effets bénéfiques du calcium sur la santé des os sont reconnus depuis si longtemps qu’il est aujourd’hui présent dans tous les guides alimentaires. Pour citer un exemple, l’institut national de la santé aux Etats- Unis conseille les adultes de plus de 50 ans de consommer 1 200 milligrammes de calcium par jour…
Les recommandations nationales les plus récentes en matière de nutrition appellent à la consommation journalière de trois tasses de produits laitiers sans matière grasse ou pauvres en matière grasse.

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Vous pouvez consulter l’article original ici

Remerciements:
Dr Mohamed Abeid (Egypte)

Pour plus d’informations cliquez ici

Q: La cirrhose est-elle un cancer du foie?

QUESTION de Cajamarca, Pérou

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas le cas. Cependant elle peut y mener.

Le foie est un organe multifonctionnel unique qui nous protège et nous nourrit fidèlement. De la même manière qu’une blessure va laisser une cicatrice sur notre peau, les atteintes que nous portons à notre foie peuvent également laisser des marques. Le pouvoir d’auto guérison du foie est bien connu, cependant il existe de nombreuses maladies dont il ne peut malheureusement pas venir à bout tout seul. Par conséquence, la cirrhose est un stade avancé de cicatrisation du foie résultant de maladies hépatiques chroniques.

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Cependant…

La cirrhose, quelque soit l’étiologie, est le facteur de risque le plus important en ce qui concerne le cancer du foie (carcinome hépatocellulaire,CHC).

Les hépatites virales, tout particulièrement les hépatites B et C, l’abus d’alcool, et d’autres maladies qui engendrent des inflammations chroniques du foie peuvent être à l’origine d’une cirrhose. En France, l’alcoolisme est responsable d’environ 50 % des cirrhoses.

Internationalement, avec 560.000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année, le CHC est le 5ème cancer le plus fréquent chez les hommes et le 8ème chez les femmes, généralement âgés de 50 à 60 ans.

Le taux du CHC à travers le monde varie selon le risque d’infections et de contagions liées aux hépatites B et C. Des régions telles que l’Asie et l’Afrique subsaharienne possédant un nombre considérable d’hépatites infectieuses auront un taux aussi élevé que 120 cas pour 100.000 habitants.

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Symptômes

  • Douleurs abdominales, en particulier dans la zone du quadrant supérieur gauche
  • Abdomen enflé
  • Ecchymoses ou saignement
  • Ictère (une décoloration jaune de la peau et des yeux)


Traitement

hepatomegUne intervention chirurgicale ou la transplantation d’un foie peuvent réussir à traiter les petites tumeurs ou celles qui se développent lentement si elles sont diagnostiquées assez tôt.

En général, la chimiothérapie et la radiothérapie (traitements par radiation) ne s’avèrent pas efficaces, cependant elles peuvent être pratiquées pour réduire de larges tumeurs afin que la chirurgie ait de meilleures chances de réussite.

Pronostic

Un résultat identique est rare, la survie dépend de l’extension de la cirrhose ainsi que du stade du cancer, lequel va déterminer le traitement adéquat. En moyenne, les patients pouvant subir une résection curative ont une espérance de vie allant jusqu’à 4 ans ; tandis que les patients qui se présentent quand ils sont trop malades pour être soignés ont une espérance de vie de 3 mois.

Prévention

  • VACCINATION contre les hépatites virales.
  • Eviter la consommation excessive d’alcool
  • hbv-vaccine

    vaccinez vous !

Interview: Gabriela Circe Parra Rondinel

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En avril dernier une amie de l’université nationale agraire La Molina ( Lima, Pérou ) m’a demandé comment soutenir son amie Gabriela, à qui on venait de diagnostiquer un cancer gastrique de stade avancé.

Gabriela est une biologiste péruvienne âgée de 30 ans. Elle a travaillé presque toute sa vie avec les plantes in-vitro, et s’occupe depuis peu de la publication de manuels de sciences naturelles pour lycéens. Elle nous offre quelques moments de sa vie quotidienne afin de partager son expérience du cancer.

MAGIC : Comment avez-vous su que vous étiez malade ?

Gabriela : J’ai commencé à avoir mal au dos en janvier 2008. Je n’y ai pas prêté attention car je pensais que cela était dû au travail que je faisais toute la journée au bureau. Cependant, la douleur ( qui se trouvait à ma taille ) devenait plus forte de semaine en semaine. J’ai pensé que ça pouvait venir de mes reins. Après une consultation, on m’a prescrit des analgésiques que je prenais régulièrement à cause de la douleur. Pendant ce temps, j’ai commencé à ressentir des sensations gênantes au niveau de l’estomac, telles que des brûlures d’estomac, en particulier après les repas.

J’ai passé de nombreux examens médicaux afin de déceler toutes sortes de maladies rénales ou ovariennes. Ils étaient tous négatifs. A la fin du mois de février j’ai cherché un gastro-entérologue qui m’a dit que sa philosophie était de NE PAS pratiquer l’endoscopie : « Si les patients ne me le demandent pas, je ne pratique pas d’endoscopie. » Je n’ai pas insisté car j’avais entendu dire que cette intervention pouvait être vraiment déplaisante. Qu’est ce que j’ai été bête. Ce médecin me fait passer des tests pour déceler l’helicobater pylori ( également négatif ) et me traite pendant 3 semaines pour une gastrite. Une semaine plus tard mon état empire et mon taux d’hémoglobine chute de 10 à 6.

Nous sommes donc en avril quand je rends visite à un ami médecin qui m’a immédiatement recommandé de faire en urgence une endoscopie et une tomographie axiale ( scanner ) . Les résultats m’ont plongée dans l’effroi. L’endoscopie était à elle seule suffisante pour diagnostiquer le sérieux de mon état, sans parler de la biopsie qui était positive. La tomographie a révélé des métastases des ganglions lymphatiques. J’ai dû attendre jusqu’au 5 mai pour me faire opérer, pratiquement 4 mois après que mes douleurs au dos aient commencé.

M: Quelle a été votre première réaction ?

G: Après avoir récupéré les résultats, mes parents ont été les premiers à apprendre la mauvaise nouvelle. Mes premiers mots ont été : «  Alors, que faut-il faire maintenant ? » En fait, je n’avais pas réalisé la dimension du problème. Je n’avais pas la moindre idée de ce que pouvait représenter une « infiltration ganglionnaire ». Cela aurait été plus facile si l’on m’avait directement parlé de métastase. Dès lors, nous nous sommes dirigés vers l’institut national du cancer. Là-bas, les oncologues n’ont pas mâché leurs mots et nous ont absolument tout dit. Principalement qu’ils avaient perdu espoir quant à ma guérison. Ils ne voulaient pas tenter d’opération à cause des complications. Non seulement il était probable que la tumeur ne puisse pas être retirée, mais elle risquait de s’étendre plus rapidement si on essayait de l’enlever. Nous avons quand même insisté et j’ai subi une ablation partielle de l’estomac.

Bien qu’ils aient extirpé le plus gros de la tumeur, je ressens encore des douleurs au niveau du dos. Cette maladie est toujours en moi. J’ai paniqué. Je me suis sentie comme une pauvre victime s’attendant au pire. J’avais peur de la chimiothérapie, pour l’avenir de mon fils, et pour mes amis. Heureusement, ces pensées finirent par disparaître petit à petit. La chimiothérapie m’a soulagée de mes douleurs au dos. J’ai également arrêté de prendre des médicaments analgésiques.

Je ne suis pas catholique. J’ai toujours cru que la nature était la seule source d’énergie. Alors quand j’ai lu sur ce sujet et sur le pouvoir de l’esprit sur la guérison, je suis devenue plus forte. Aujourd’hui, je n’ai plus l’impression d’être une victime, mais une battante. Une battante vigoureuse qui lutte contre son cancer.

M: Y a t’il des antécédents de cancers dans votre famille ?

G: Oui, le grand-père de ma mère est mort d’un cancer gastrique. Cependant il avait 80 ans au moment du diagnostique. Ses descendants ont eu des cancers mais aucun n’était gastrique.

M: Quelle a été votre première préoccupation en ce qui concerne le traitement ?

G: Mon traitement me fait faire simultanément de la chimio- et radiothérapie. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas demandé si ce traitement allait me guérir. Je sais qu’il peut réduire les métastases ganglionnaires, mais je ne sais absolument pas si cela va me guérir. J’ignore également de combien de temps il me reste à vivre. Une autre question concerne la possibilité d’avoir un autre enfant. Cela affecte t’il mes ovules ?

M: J’imagine qu’il a dû être très difficile de passer à un nouveau régime alimentaire. Pouvez-vous nous dire quel a été le plus gros inconvénient ?

G: Eh bien, il ne me reste qu’une partie de mon estomac. Je peux manger de tout maintenant. Mais j’ai pris la décision de changer mon régime alimentaire pour me nourrir exclusivement de protéines végétales. Je ne mange pas de viande et prends du poisson une fois par mois. J’ai exclu toutes les graisses car je me sens ballonnée lorsque j’en mange. Tout est naturel. Le changement n’a pas été si difficile.

M: Pouvez-vous nous laisser quelques unes de vos réflexions ?

G: Cette dernière question est également la plus difficile. J’espère que je ne vais pas tomber dans la banalité. Cette maladie ne vous affecte pas seulement physiquement et émotionnellement, elle affecte aussi ceux qui nous sont chers. C’est la pire des maladies. Elle ne fait aucune discrimination, qu’il s’agisse de genre, de race ou encore de classe sociale. J’en ai fait la constatation lorsque j’étais à l’hôpital. Là-bas, nous sommes tous pareils. Cette maladie a radicalement changé ma vie. Particulièrement ma façon d’être avec les autres.

Je pense que nous ne devrions pas attendre d’être face à la maladie. Nous devrions manger correctement. Nous devrions en être conscient. Je pense que les patients atteints de cancer ne devraient jamais se voir comme des victimes. C’est la pire des choses car cette dépression aide le cancer à se développer.

Nous devons continuer notre vie avec notre famille et nos amis. Nous ne devons pas laisser le cancer « nous inonder » de pensées noires et moroses. Nous sommes plus forts que ça. Nous pouvons le battre, ça ne dépend plus de chacun d’entre nous que de n’importe quel traitement nouvellement développé.

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Que savons-nous du vaccin Maruyama ?

Question de Tokyo, Japon.

Afin de répondre à cette intéressante question, nous avons d’abord recherché « maruyama vaccine » dans google et obtenu 4920 résulats. Puis nous avons approfondi avec PubMed qui nous a permis de trouver les 11 articles suivants :

  1. Surgery for advanced gastric cancer after coronary artery bypass grafting using the right gastroepiploic artery: report of a case.Hashiguchi N, Kubota T, Otani Y, Yoshida M, Maeda S, Tokuyama J, Wada N, Suganuma K, Kuwano Y, Kumai K, Sugino Y, Mukai M, Shin H, Kitajima M. Surg Today. 2004;34(5):456-8.
  2. Pathological observations during treatment with the biological response modifier Maruyama vaccine in cancer: implications for collagen production in the prevention of cancer invasion and metastasis. Kimoto T. Cancer Detect Prev. 1998;22(4):340-9.
  3. [Effects of SSM (purified polysaccharides from human tubercle bacillus, maruyama vaccine) and UFT (a combination of tegafur and uracil) on DNA-synthesizing enzyme activities in 1,2-dimethylhydrazine (DMH)-induced rat colon carcinomas] Sakamoto S, Kudo H, Kawasaki T, Kasahara N, Kuwa K, Okamoto R, Kawachi Y, Murakami S, Sagara T, Tsukada K, et al. Nippon Gan Chiryo Gakkai Shi. 1987 Oct 20;22(9):2239-45. Japanese. No abstract available.
  4. [Statistical analysis on the postoperative survivals of cancer patients in the treatment of SSM (an extract from human tubercle bacilli, so called Maruyama vaccine)] Iida K, Hirai T, Iwaki H, Fujita K, Maruyama C, Miyake A, Shinmura S. Nippon Ika Daigaku Zasshi. 1985 Feb;52(1):89-94. Japanese. No abstract available.
  5. [Follow-up study of 66 cases with metastatic liver cancer treated with the Maruyama vaccine–conditions for their survival]Iwaki H, Ootake M, Hirai T. Nippon Ika Daigaku Zasshi. 1984 Dec;51(6):762-7. Japanese. No abstract available.
  6. [Effect of immunopotentiating agents (BCG, picibanil, and levamisole) and Maruyama vaccine on neutrophil functions including the generation of oxygen intermediates] Niwa Y, Maeda M. Arerugi. 1983 Feb;32(2):61-71. Japanese. No abstract available.
  7. [Effects of various agents on human choriocarcinoma transplanted to nude mice] Katoh T, Ishige H, Takamizawa H, Tokita H, Tanaka N. Gan To Kagaku Ryoho. 1982 May;9(5):843-8. Japanese.
  8. A case of metastatic lung cancer healed clinically with an extract from human tubercle bacilli (Maruyama vaccine–SSM). Fujita K, Hirai T, Maruyama C, Ogawa H, Iki Y. Cancer Detect Prev. 1981;4(1-4):337-46.
  9. [My experience with x-ray injuries and Maruyama vaccine] Sanada N. Nippon Shika Ishikai Zasshi. 1971 Jan;23(10):985-9. Japanese. No abstract available.
  10. [Biochemical analysis and immunological activity of factors involved in tuberculosis vaccine (Maruyama vaccine)] Miyoshi T. Nippon Ika Daigaku Zasshi. 1969;36(6):434-47. Japanese. No abstract available.
  11. [ON THE EFFECT OF MARUYAMA VACCINE (TUBERCLE BACILLUS EXTRACT) ON EXPERIMENTAL TUBERCULOSIS IN GUINEA PIGS.] HAIBARA S. Kekkaku. 1964 Jan;39:13-22. Japanese. No abstract available

Sur ces 11 articles, seuls 3 proposaient leurs comptes rendus. En voici les conclusions :

  1. Ce cas sert à démontrer qu’une gastrectomie totale peut être réalisée sans risque à la suite d’un pontage aorto-coronarien utilisant l’artère gastro-épiploïque droite, mais que le cancer gastrique progressera en dépit de la thérapie SSM. (substance spécifique maruyama).
  2. Nous concluons à partir de ces résultats que la SSM agit en provocant une encapsulation des tumeurs croissantes, empêchant potentiellement leur propagation et les métastases ; et que la SSM peut être bénéfique pour les patients dont la tumeur est inopérable et résistante à la chimiothérapie conventionnelle.
  3. Il sagit d’un cas de métastases pulmonaires survenues à la suite d’un cancer des testicules qui continuait de se développer malgré une ablation de la lésion, mais qui a parfaitement répondu au traitement utilisant le vaccin maruyama, sans aucune récidive sur une période de 4 ans.

ssm-photoLe premier est un rapport bien documenté de l’école de médecine Keio University (japon), et le second correspond à une étude de l’ institut Fijisaki d’Okayama (japon)

Quant au troisième compte rendu, il ne contient aucune information supplémentaire. Ce que nous trouvons le plus frappant est que ce cas fut reporté comme “ entièrement satisfaisant”  du fait qu’il n’y ai pas eu de récidive pendant 4 ans, et bien qu’il ait été mentionné que le patient ai souffert de métastases pulmonaires, aucune description de l’effet de ce vaccin n’a été révélée.

Je n’avais jamais vraiment entendu parler de ce vaccin en particulier jusqu’à maintenant. Je me suis donc renseigné auprès de mes professeurs japonais qui ont simplement souri face à mes questions. Il semble qu’il sagisse seulement d’un placebo, et je pense que s’il était le remède contre le cancer, il devrait y avoir d’avantage de rapports sérieux à son sujet.

Pour finir, j’ai trouvé ce site non-officiel sur le vaccin Maruyama.

Mon expérience du cancer

gustavoLors de ma 4ème année en école de médecine, mon père a souffert d’une colique biliaire qui s’est finie par une cholécystectomie. Il a ensuite développé pendant la période post-opératoire un iléus secondaire qui nécessita une colostomie d’urgence.

Jusque-là, cet évènement aurait pu être considéré comme une complication chirurgicale à laquelle on pouvait s’attendre, mais il n’en était rien.

Il continua de passer des contrôles en tant que patient venu effectuer des consultations externes, jusqu’à ce qu’on lui trouve finalement une anastomose. Imaginez notre surprise après une longue période d’incalculables consultations, lorsque le chirurgien a avoué que la cause réelle de l’iléus secondaire était un cancer avancé du colon.

Malheureusement, nous avons perdu beaucoup de temps avant de commencer le traitement oncologique adéquat. Nous ne saurons jamais si ces mois que nous avons perdus auraient pu faire une différence. Cependant,  ça l’aurait été si nous avions été mieux informés sur les mesures préventives et le dépistage  du cancer.

Après 2 ans de douloureuses chimiothérapies, j’ai appris de nombreuses choses inestimables sur le cancer : la souffrance, la vie, la mort, être un membre de la famille du patient, l’oncologie. A ce moment, je n’avais pas encore choisi ma spécialité. Mais aujourd’hui je pense avoir trouvé un but à ma vie.

Les cancers avancés ont des pronostics bien pire que ceux des premiers stades.
Nous savons que les campagnes de grande envergure sur le dépistage des cancers du sein et du col de l’utérus ont considérablement réduit le nombre de cancers avancés. C’est pour cela que je considère qu’il est important que nous nous mobilisions afin de promouvoir la prévention et la détection précoce de TOUS les cancers. Et tout particulièrement celui du cancer gastrique, qui est devenu la première cause de décès par cancer dans de nombreux pays tels que le Pérou.

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