Tumeurs stromales gastro-intestinales (GIST)

Cas:

Une femme âgée de 67 ans a été envoyée en consultation au Centre Tomographique d’Émission de Positon de la faculté de médecine de Dokkyo afin de passer un scanner et un PET-SCAN permettant de contrôler une masse suspecte entre son estomac et son petit-intestin :

Les premiers examens ont révélé la présence de 18F-FDG (SUVmax = 2.93) entre le troisième et quatrième segment du duodénum, tandis que le contraste scanner  tomodensitométrique (CT scan) a montré une tumeur, dont la visibilité a été améliorée par contraste, de 21mm x 30mm présentant des calcifications en son sein. En raison de la faible fixation de FDG, une tumeur duodénale GIST de bas grade a été suspecté (T1-2N0M0, probablement de stade 1).

Le système digestif

Le système digestif transforme la nourriture en énergie et débarrasse le corps des déchets solides. Une fois mâchée et avalée, la nourriture entre dans l’œsophage, un tube qui transporte la nourriture en traversant le cou et la poitrine jusqu’à l’estomac. L’œsophage rejoint l’estomac juste en dessous du diaphragme (muscle responsable de la respiration, situé sous les poumons).

L’estomac, un organe musculaire en forme de sac qui contient tous les aliments ingérés, va commencer le processus de digestion en sécrétant les sucs gastriques. La nourriture et les sucs gastriques sont mélangés jusqu’à devenir une sorte de pate appelée chyme, qui sera ensuite déversée dans l’intestin grêle. Celui-ci continue de dissoudre les aliments et en absorbe la plupart des nutriments. L’intestin grêle, qui mesure environ 6 mètres,  constitue la plus longue partie du tube digestif (aussi appelé tractus gastro-intestinal).

L’intestin grêle rejoint le colon, tube musculaire d’environ 1,5 mètre qui va non seulement absorber l’eau et les sels minéraux des aliments, mais également stocker les déchets qui subsisteront une fois le processus achevé. Les déchets vont ensuite dans le rectum avant d’être expulsés du corps par l’anus.

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Pouvoir Divin : Forces et Particules Subatomiques

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On dit que tout est apparu à un moment donné. Qu’à la suite d’un rugissement la lumière fut, et que tout commença. Cela pourrait très bien être les premiers versets de nombreux livres dogmatiques, cependant il décrit parfaitement ce qui s’est passé après le Big Bang.

Il est incroyable qu’un primate bipède, en seulement 6000 ans d’histoire connue, puisse vraiment  manipuler plusieurs de ces forces qui ont chanté lors de la création de l’univers il y a environ 13 milliards d’années.

Qui aurait même pu imaginer que le plus timide et fuyant de ces danseurs deviendrait l’étoile d’une innovation technologique : Tomographie d’Émission de Positon (TEP). Les positons sont des particules plus petites que les atomes (particules fondamentales) qui évitent en général d’être vus dans l’univers à cause de leur grande timidité. Par conséquent, un roulement de tambour énergique est nécessaire pour les faire monter sur scène.

Cependant, les fiancées de ces positons’, les électrons, sont si jalouses, qu’au premier regard elles sautent et enlacent les pauvres positons si fort qu’elles les réduisent à néant (l’annihilation) avant qu’ils n’aient le temps d’en choisir une autre. Sur le point de disparaître, les positrons laissent échapper deux larmes (les photons) que l’on voit de part et d’autre de la scène. Comme toujours, les tragédies attirent de gênants paparazzis qui veulent être aussi près que possible. Ainsi, partout où il y a une haute quantité d’annihilations, ces mecs à problèmes (les cellules cancéreuses) peuvent être trouvés.

La semaine dernière nous avons eu la chance de voir la machine capable de ce roulement de tambour énergique qui crée les positons : un accélérateur (les plus grands accélérateurs du monde). Cette machine se trouve au rez-de-chaussée du centre tomographique d’émission de positons à Tochigi, dans une pièce spécialement conçue pour elle avec des murs en béton armé de 2m d’épaisseur. Cette épaisseur assure qu’aucune fuite de radiation ne puisse empoisonner les ouvriers. Évidemment, nous n’avons passé qu’un bref instant à l’intérieur de cette pièce de 6m x 6m x 3m. Le Dokkyo PET Center est ouvert pour maintenance deux fois par an.

Avec cette technologie, qui était inimaginable avant la deuxième Guerre Mondiale, il est possible d’injecter une solution associant du fluor et du glucose (18 FDG)aux patients soupçonnés de cancer et/ou de métastase, puis de voir apparaitre le résultat de l’intervention. Ce sucre spécial est rapidement ingéré par les cellules cancéreuses qui s’accumulent, et la quantité accrue de positons (plus que pour des cellules normales au repos) est enregistrée par le scanner du TEP. Cette image scannée, combinée aux images du tomodensitomètre, va reproduire dans un poste de travail informatique l’emplacement et l’activité de certains types de cancers et de leur métastase.

**Cette image représente une reconstitution virtuelle d’un cancer du côlon (couleur lilas) entouré par des structures osseuses et vasculaires adjacentes. Cette technique d’images nouvellement développée aide à clarifier et projeter la meilleure approche pendant une résection tumorale complète et une résection de ganglions lymphatiques envahissants.