Dépistage du cancer gastrique au Japon.

windowslivewriterba9c640cfbdb-cb98sample-thumb.jpgLe cancer gastrique est la première cause de mortalité par cancer au Japon. En 2004, 50 562 personnes sont décédées d’un cancer gastrique, représentant 15.8% du nombre total des morts subvenues à la suite d’un cancer.

Etant devenu un sérieux problème de santé publique, les japonais commencèrent un programme national de dépistage précoce du cancer pendant la reconstruction qui suivie la Seconde Guerre Mondiale. Avec moins de ressources que ne possèdent aujourd’hui les pays en voie de développement (comme par exemple le Pérou), le Japon a pu gérer ce problème et en faire graduellement diminuer la mortalité.

Depuis 1983, et conformément à la loi sur les services de santé pour les personnes âgées, le dépistage du cancer gastrique est réalisé chaque année au niveau national pour chaque résident âgé de 40 ans et plus.

Le Japon a commencé à pratiquer le dépistage avec des études radiologiques en double-contraste (EDC) ; et par la suite cette technique de photofluorographie a été la plus recommandée pour le dépistage de masse ou privé au japon.

tnm2 Avant que n’arrive l’endoscopie, l’EDC était donc la seule méthode efficace pour détecter objectivement un cancer gastrique à un stade

précoce. Cependant, l’endoscopie l’a peu à peu détrônée. D’autres méthodes incluant une estimation du pepsinogène et des anticorps contre l’ Helicobacter pylori dans le sang sont également envisageables.

En résumé, le dépistage radiologique est la méthode recommandée au Japon en ce qui concerne le cancer gastrique. Cependant, l’endoscopie sera celle que l’on choisira dans les pays où le taux de cancers gastriques est plus faible.